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La dengue est de retour en Guadeloupe

En Guadeloupe et à Saint-Martin, 23 cas ont été recensés entre le 03 et le 26 décembre passé. C’est le sérotype DEN-1 (virus de type 1) qui a été détecté; le même qui avait atteint 40’000 guadeloupéennes et guadeloupéens au cours de l’épidémie de 2009-2010. Aucun cas ne l’a encore été à Saint-Barth.

En Jamaïque, autre île de la Caraïbe, il y avait déjà eu près de 600 cas du même sérotype à fin 2018; soit près de quatre fois plus qu’en 2017!  Mais d’autres îles de la Caraïbe doivent également être touchées.

Par conséquent, prudence si vous voyagez dans les Antilles-Caraïbes, mais également dans les trois Guyane!

Qu’est-ce que la dengue

La dengue est une maladie virale, composée de quatre sérotypes: DEN-1, DEN-2, DEN-3, ET DEN-4. Elle peut également dans certains cas prendre une forme sévère ou hémorragique. Mais ceux-ci sont fort heureusement assez rares.

Le virus se transmet par un moustique, l’Aedes Aegypti, et dans une moindre mesure l’Aedes Albopictus. Les deux sont surnommés “moustique tigre”. Ces moustiques sont également vecteurs du Chikungunya, de la Fièvre Jaune, et du Zika.

Et contrairement à l’Anophèle, moustique vecteur du paludisme, qui pique la nuit, l’Aedes peut piquer à n’importe quel moment de la journée, notamment à l’intérieur des habitations; avec un regain vers la fin d’après-midi.

Le réchauffement climatique favorise son expansion

Moustique Aedes Aegypti ou Albopictus, dit "moustique tigre"Depuis quelques années, l’Aedes Albopictus s’est installé dans plus de quarante départements de France hexagonale. Certains départements sont même entrés en vigilance rouge en 2018.

On peut également le retrouver, mais dans une bien moindre mesure, en Suisse dans les régions limitrophes avec la France, telles que le Canton de Genève et le canton de Vaud, voire celui du Valais.

Pour l’Allemagne, on le retrouvera plus facilement dans l’Ouest et Sud-Ouest de ses régions frontalières, notamment les Land du Bade-Wurtemberg, de la Sarre, et de la Rhénanie-Palatinat.

Et ils sont bien évidemment présents dans les pays du Sud de l’Europe.

Mais alors, jusqu’où le moustique Aedes Albopictus va-t-il remonter en Europe? Tout dépendra du réchauffement climatique. Car s’en est l’une des fâcheuses conséquences! Le dernier rapport du GIEC (IPCC), Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, dont le siège est à Genève, en Suisse, est à ce sujet très alarmant! 

Pluies, dengue, et eau stagnante…

L’épidémie crainte par les autorités de santé en Guadeloupe et à Saint-Martin ne s’est pour l’instant pas encore manifestée. Mais il suffirait d’une reprise des pluies et une remontée de la chaleur, pour que le nombre de cas augmente; comme en novembre de l’année passée. En effet, les médecins du réseau Sentinelles971 avaient déjà annoncé à mi-novembre 2018, 1 cas aux Abymes, 1 à Pointe-à-Pitre, 1 à Goyave, 2 à Petit-Bourg, et 1 à Saint-Martin. Et cela avait déjà déclenché une veille pré-épidémique.

C’est aussi une question de salubrité…

Cependant, c’est aussi pour beaucoup une question d’entretien et de salubrité: pour pondre leurs larves, les moustiques ont besoin d’eau. Il leur suffit dès lors de trouver le moindre pot de fleur ou récipient, mais aussi des pneus, des casquasses (de voiture, par exemple), des gouttières non-entretenues, pour y déposer leurs œufs: 1 petit centimètre d’eau, sur 5 jours, et les larves s’y développent joyeusement!

Ainsi, à titre préventif, il est important de s’assurer que toutes formes de récipient d’eau soient nettoyées, ou éliminés; à l’extérieur comme à l’intérieur de la maison. Il y a aussi les protections personnelles: manches longues pantalons de couleur claire, moustiquaires, ventilateurs (ils n’aiment pas le vent), répulsifs, etc.

A propos de répulsif, il en existe un, spécial Aedes,  ou “moustique tigre”. Fabriqué sur la base d’une formule de l’Institut Pasteur de Guadeloupe, il est efficace et de surcroît naturel!

Il y a aussi la démoustication par pulvérisation d’insecticide. Dans ce cas, cela se fait sous l’autorité de l’ARS, Agence Régionale de Santé; mais selon un protocole très stricte, pour que cela soit efficace: trois pulvérisations par temps sans vent, à 15 jours d’intervalle. Et pas autrement…!

Un dernier conseil: Évitez les insecticides du marché. Ce sont des neurotoxiques, autant préjudiciables pour votre santé et celle de vos enfants,  que pour vos animaux de compagnie; ainsi que pour les insectes inoffensifs de manière générale. Certains de ces produits étant par exemple très dangereux pour les chats, les oiseaux, et la faune aquatique. Privilégiez autant que possible des produit naturels: ils peuvent être très efficaces, et bien moins nocifs!

Savez-vous que le stress chronique contribue à affaiblir vos défenses immunitaires, et vos capacités à bien réagir face à un événement ou à l’annonce de celui-ci? En savoir plus sur le stress chronique!

Les symptômes de la dengue

Pour repérer si l’on a une dengue, il faut qu’il y ait une forte fièvre, de 39 à 40°, qui débute brutalement, et se montrer oscillante après 2 ou 3 jours (sentiment qu’elle disparaît un jour, pour réapparaître le lendemain). Cette fièvre doit être accompagnée de l’un des signes symptômes suivants:

• Céphalées sévères,
• Douleurs aux yeux (orbite), ou musculaires, ou articulaires,
• Nausée voire vomissements,
• Adénopathie (augmentation du volume des ganglions),
• Ou/et éruptions cutanées.

Cela, en l’absence d’autres points d’appels infectieux, qui pourraient être indicateur d’une autre pathologie.

A noter, en prévention de la forme hémorragique, qu’il convient de surveiller, dans les 3 jours qui suivent le début des symptômes, toute forme de saignement concomitant diffus; notamment dans ses selles, ainsi que d’éventuelles tâches de sang sur la peau (purpura, ecchymoses), comme pour une rougeole.

Cela étant, il est vivement conseillé de consulter son médecin traitant. Il pourra alors faire ou prescrire une prise de sang; dont l’objet sera de recherche s’il y a ou non présence de l’antigène NS1, qui est une protéine du virus. Cette analyse permettra de s’assurer s’il y a bien virus de la dengue, mais aussi (très important!) de quel sérotype il s’agit.

Soigner une dengue

Il n’existe pas actuellement de traitement spécifique pour la dengue. Et, hormis les cas sévères et hémorragiques, qui sont du ressort du médecin voire des urgences hospitalières, le seul traitement possible est celui visant à limiter la force de la fièvre, mais aussi lutter contre les douleurs occasionnées.

Attention! Jamais d’aspirine!

En effet, en cas de suspicion de dengue, ou de dengue avérée (cliniquement), il ne faut surtout pas utiliser d’aspirine, ni d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens! La raison est simple: baisse du nombre de plaquettes sanguines (thrombopénie) et risque hémorragique accru.

Et si vous revenez d’un pays tropical, voire si vous vous trouvez dans une région où l’on retrouve le moustique vecteur de la dengue, Aedes Aegypti ou Aedes Albopictus, signalez-le à votre médecin! Cela l’aidera dans son anamnèse, en plus de vos symptômes quant à son diagnostic.

Après une dengue, l’important c’est de récupérer!

Après avoir eu une dengue, il faut récupérer. En effet, cette maladie fatigue énormément, et peut même engendrer une perte de masse grasse et aussi musculaire.

A noter que si rien n’est fait, vous serez susceptible de récupérer alors de la masse grasse, aux dépends de votre musculature; y compris sur les muscles profonds. Avec des conséquences non-négligeables sur votre moral et votre santé!

Le mieux est de vous adresser alors à une ou un médecin du sport, ainsi qu’à une ou un nutritionniste. Ce peut être aussi, dans une certaine mesure, une ou un coach sportif compétent.

Après une dengue, on se sent vidé, laminé. “On a le moral dans les talons”. Mais aussi, pour compenser, on va stresser. Ce stress peut très vite devenir cumulatif, et même chronique! Pourtant, il suffit de peu de chose pour ne plus stresser! Et retrouver son calme, sa plénitude, et ses capacité à gérer ses émotions. En savoir plus!

Signaler des cas de dengue et de gîtes larvaires

Il y a le réseau de médecins Sentinelles971 qui recense et annonce à l’ARS les cas avérés de dengue; comme c’est le cas pour le Chikungunya, ou “Chik”, et le Zika, deux autres maladies virales transmises par les moustiques Aedes Aegypti et Albopictus.

Mais vous pouvez également vous-même alerter directement l’ARS, y compris quant à de gros gîtes larvaires, en appelant, pour la Guadeloupe et les Îles du Nord, le 0590 99 64 53.

En Martinique, il n’y a pas à notre connaissance de numéro dédié. Par conséquent, vous pouvez appeler le numéro central, 0596 39 42 43.

Vous pouvez également vous rendre sur leur page, “Signalement de dengue dans nos îles“; et en télécharger divers documents d’informations.

L’ARS lance par ailleurs régulièrement des campagnes d’information et d’alerte. Quelques exemples:

Informez-vous plus!

Si vous avez des questions, à ce sujet ou un autre, notamment en psychologie, neuropsychologie, et psychosomatique, voir sur l’Hypnose Ericksonienne et Médicothérapeutique ou le Mindtraining®, contactez-moi!

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