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Une action annuelle et d’envergure des rotariens de France

À l’occasion du centième anniversaire du Rotary International, en 2005, les rotariens de France s’étaient mobilisés pour la recherche sur le cerveau. Ils avaient lancé, en partenariat avec la FRC, Fédération (française) pour la Recherche sur le Cerveau, une action d’envergure, “Espoir en tête”, visant à recueillir des fonds pour soutenir la recherche en neurosciences.

Rotary International (logo)

Rotary Club International

C’est ainsi que chaque année, dans plus de 450 cinémas dans toute la France, environ cent mille spectateurs se retrouvent pour un fort moment de convivialité. Et assistent ensemble à la projection d’un film au profit de la recherche sur le cerveau.

Dans le cadre de cette action, les rotariens de France ont ainsi recueillis depuis lors quelques 11’905’144,00€. Lesquels ont permis de financer l’acquisition de gros matériels de recherche, à travers 69 projets différents, dans le cadre de la recherche fondamentale sur le cerveau.

À noter que l’autre partenaire de la Fédération (française) pour la Recherche sur le Cerveau (FRC) est la Société des Neurosciences. Laquelle publie régulièrement une très intéressante lettre d’information; en particulier pour les professionnels de santé.

Les Rotary Club de Belgique et du Luxembourg agissent également

En Belgique, comme au Luxembourg, les rotariens ont également leur action “Espoir en tête”. Comme en France, l’action se passe cette année autour du nouveau film de Walt Disney, Dumbo, du nom du plus célèbre des éléphanteaux.

Le slogan du Rotary étant “d’abord servir!”, les recettes de cette action vont aller intégralement, comme pour la France, à la recherche sur les maladies neurodégénérative, telles que Alzheimer, Parkinson, SEP (Sclérose en plaque), SLA (Sclérose en plaque amyotrophique), démences, etc.

Rotary International, thème 2018-2019, "Soyons l'isntpiration", "To be inspiration"

En Guadeloupe aussi on soutient la recherche sur le cerveau

À noter qu’en Guadeloupe, le club Rotary de Basse-Terre Fort-Saint-Charles, avec le soutien des autres clubs Rotary de Guadeloupe, organise lui aussi chaque année une conférence-débat, visant à soutenir le Neurodon; qui a pour objectif de recueillir chaque des dons pour la recherche sur le cerveau.

Pour ce faire ils font appel à une neuroscientifique, Sylvie Gustave dit Duflo, Docteure en Neurosciences, Maître de conférences à l’Université des Antilles-Guyane. Elle y donne chaque année une conférence; parfois accompagnée  d’autres spécialistes de la question, dont le signataire de cet article. Douée d’une grande pédagogie, elle arrive à rendre compréhensible et accessible à toutes et à tous un sujet par ailleurs complexe.

Aussi, ce club Rotary compte parmi ses membres le sympathique et très énergique Président de l’association France Alzheimer Guadeloupe, François Le Maîstre, par ailleurs initiateur France Alzheimer en Guadeloupe, et de cette belle action au profit de la recherche fondamentale sur le cerveau.

Des cas d’affections neurologiques de plus en plus nombreux

Il ne se passe pas un mois sans qu’il ne soit questions dans les médias, à un titre ou un autre, de ces questions. En effet, non seulement nous assistons à une augmentation des troubles et maladies (psychopathologie) liés au cerveau, et à la psyché, mais aussi par ce que la recherche fondamentale, expérimentale, et d’application, fait énormément de progrès.

C’est aussi un thème qui concerne le plus grand nombre, car tout un chacun peut être susceptible de déclencher, en fonction de plusieurs facteurs, notamment pour celles et ceux qui présentent un facteur de risque, un trouble ou une maladie neurologique ou neuropsychologique.

L’exemple de la maladie d’Alzheimer

Formation de plaques d'Amyloïde dans la maladie d'Alzheimer | Photo: Reichlen.net © Garrondo

Formation de plaques d’Amyloïde dans la maladie d’Alzheimer | Photo: Reichlen.net © Garrondo

L’un des affections neurologiques et neuropsychologiques parmi les plus connus est bien sûr l’Alzheimer. Maladie neurodégénérative, c’est une forme de démence caractérisée par une atteinte progressive de certains neurones, ou cellules du cerveau, et de circuits neuronaux, ce qui conduit à une “mort neuronale”.

Ses symptômes premiers sont un déclin rapide des fonctions intellectuelles, par la perte progressive de la mémoire et autres fonctions cognitives. Quant à ses causes, elles sont multiples. Certaines de ses causes sont plus ou moins établies, d’autres sont encore en cours de recherche, ou de validation de résultats de recherche.

Combinaison de deux diagrammes du cerveau en un à des fins de comparaison. Dans le cerveau gauche normal, dans le cerveau droit d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer

Schéma du cerveau d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer | Photo: Reichlen.net © Garrondo

Et c’est justement là qu’intervient l’importance de la recherche fondamentale sur le cerveau: mieux comprendre le processus, mais aussi comment le prévenir autant que possible, voire le freiner dans ses évolutions. L’objectif ultime des recherches scientifiques en cours, et de pouvoir, un jour, aider la patiente ou le patient à en guérir. Mais nous en sommes encore loin. Quoique…

À noter qu’à son stade avancé, la maladie d’Alzheimer est considérée comme devenant potentiellement mortelle, au même titre que le cancer. Dans la plupart des cas, le décès provient suite à une pneumonie (pneumopathologie) et leur difficulté à avaler: leur salive et ce qu’ils ingurgitent, comme aliment et boisson, vont alors pour une part dans les poumons, ce qui déclenche une pneumopathologie infectieuse sévère.

Quand “l’arbre cache la forêt”…

Il y a peu de temps était question en France de l’anosognosie. Bon nombre des médecins et soignants, mais également le grand public, en ont entendu parler à partir d’une controverse quant à la santé du Président Jacques Chirac. Tout un chacun “y est allé de sa chanson”, ses détracteurs allant jusqu’à faire dans le nauséabond.

Pourtant l’anosognosie, qui fait un peu figure de cet “arbre qui cache la forêt” (adage),  est bien le symptôme d’un trouble, voire d’une maladie neurodégénérative. Mais contrairement à certaines informations qui circulent, notamment sur les réseaux sociaux d’Outremer (département, territoires, et collectivités français d’outremer), ce n’est pas qu’une question d’oubli temporaire… [Voir l’article “L’anosognosie est le symptôme d’un trouble ou d’une maladie” →]

À ce propos, certains ont découvert qu’il y avait bien d’autres formes d’affection neurologiques et neuropsychologiques, comme la démence vasculaire, la dégénérescence frontotemporale ou DT, la démence à corps de Lewy, le syndrome de Korsakoff, et autres encore. Mais il est vrai que c’est l’Alzheimer qui détient la palme du nombre de diagnostiques dans le monde occidentale.

D’autres troubles et maladies liées au cerveau aux causes multiples

Quant à d’autres troubles liés au cerveau, mais également à notre système digestive, qui est abrite un centre neuronal important lié aux émotions, on peut citer la dépression; ou plus précisément certains processus de dépression. D’importantes recherches sont en cours à ce sujet. Mais l’on sait déjà que plus de 60% des dépressions ont une autre origine que la seule psyché; sachant que le terme couvre en fait un assez large spectre de types et degrés de dépressions.

Diagramme d'un système nerveux central humain | Photo. Reichlen.net © Grm_wnr [NIH US.gov]

Diagramme d’un système nerveux central humain | Photo. Reichlen.net © Grm_wnr [NIH US.gov]

Il y a bien sûr aussi la maladie de Parkinson, affection du système nerveux, la Sclérose en plaque (SEP), maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central, la Sclérose en plaque amyotrophique, ou maladie de Charcot, qui se traduit par une paralysie progressive des impliqués dans la motricité volontaire, les démences, Alzheimer en est une forme, celle vasculaire ou celle sénile en sont d’autres, ou encore la démence à corps de Léwy, et la démence frontotemporale (DT), qui se traduisent par une réduction importante voire une perte progressive des capacités cognitives (intellectuelle), voire motrice, etc.

À noter qu’il existe une démence mixte: la patiente ou le patient est affectée par deux types ou formes de démence. Elle est le plus souvent composée d’une démence vasculaire et de l’Alzheimer.

Au-delà, on sait que certains déficits, en général sévères, voire carences, notamment dans certaines vitamines du groupe B, mais également en termes d’acides aminés essentielles, mais pas seulement, peuvent amener à des dysfonctionnements cognitifs, en tant que facteur aggravant ou déclencheur de certains troubles et psychopathologies.

Mais cela n’est pas forcément symptomatique d’un trouble ou d’une maladie neurodégénérative. Et peut tout aussi bien déboucher sur une dépression, parfois sévère.

On sait également qu’il y a chez certains sujets un lien de causalité, ou lien de cause à effet, entre certains additifs et certains troubles; ou symptômes de troubles. En l’occurrence, non seulement certains additifs peuvent agir directement, en fonction des doses absorbés, voire des doses accumulées, mais il y a aussi la question de interactions entre ces différentes molécules; problèmes que l’on peut retrouver  avec certaines interactions médicamenteuses, préjudiciable à la santé.

Dans tous les cas, en cas de doutes comme de symptômes avérés, le mieux est de consulter un spécialiste, neurologue ou neuropsychologue.

Prendre soin de son cerveau peut aider énormément

D’où l’importance de manger sain, c’est-à-dire varié, coloré, frais, et naturellement goûteux. Tout en sachant que la façon de manger est au moins aussi importante que ce que l’on mange!

Modifications électrophysiologiques et morphologiques des neurones liées à l'âge. Le neurone est décrit comme un neurone générique myélinisé par souci de simplicité, afin de résumer les informations provenant de différents modèles animaux et types de cellules neuronales.

Modifications électrophysiologiques et morphologiques des neurones liées à l’âge | Photo: Reichlen.net © Rizzo V, Richman J et Puthanveettil SV

Il y a aussi d’autres manières de prendre soin de son cerveau. Le simple d’avoir une activité physique sportive adaptée, peut tout changer. Rien que la marche, en particulier dans la nature, et mieux encore en forêt, fait le plus grand bien au cerveau. Et les bénéfices de ce contact direct avec la nature pour le cerveau, et plus largement le corps et la psyché, se ressentent et se voient quasi immédiatement!

En fait, tout est une question d’équilibre, et de mouvement: le secret de la vie est dans le mouvement! L’être humain est par essence un mammifère, omnivore. Il s’est développé en tant qu’espèce vivante à travers le mouvement. Ainsi, en faisant appel à son bons sens, et aux informations dont il peut disposer, pour autant qu’elles soient justes et de qualité, détient déjà une bonne part de sa santé à venir. [Voir l’article “Les ennemis de son cerveau” →]

L’importance de la détection précoce

Car ne l’oublions pas: les troubles et maladies du cerveau, lequel est en quelque sorte le “chef d’orchestre de notre corps”, sauf accident physique ou chimique, se développent progressivement.

On parle bien de dégénérescence ou neuro dégénérescence: c’est le fait de perdre les qualités d’un état initial, par une altération d’un tissu ou d’un organe, composé de cellules, dont la structure ou le fonctionnement devient alors pathologique.

De fait, l’être humain, en ayant une bonne hygiène de vie, qui comprend les nécessaires interactions affectives, amicales, et sociales, investit de la sorte dans son capital santé et bien-être pour les années qui suivent.

L’utilité d’une médecine préventive digne de ce nom

Au-delà, il est important de pouvoir détecter précocement tout processus neurovégétatif; comme cela est le cas pour les cancers, qui sont également des processus dégénératifs. Car plus les traitements et autres processus thérapeutiques, voire psychothérapeutiques et d’accompagnement, sont mis en œuvre précisément, meilleurs seront les résultats obtenus.

D’où aussi le grand intérêt de plus développer la médecine préventive; y compris à travers une formation digne de ce nom en faculté de médecine. Ce serait également gage de réelles économies pour les systèmes d’assurances maladies; autres que comptables, caractérisés par une baisse des moyens mis en œuvre en santé; avec pour corollaire des “dégâts collatéraux” de plus en plus importants, et l’avènement d’une médecine à deux vitesses.

Soutenir la recherche sur le cerveau est essentiel pour toutes et tous!

Un adage dit, à raison, que “l’on n’a rien sans rien”. La recherche, cela coûte cher. Et c’est à travers l’effort de toutes et tous, qu’elle peut exister, et procéder régulièrement à des découvertes, des avancées majeures.

Raison pour laquelle vous aussi pouvez contribuer, à la hauteur de vos moyens, afin que ces recherches puissent être menées à bien, et peut-être un jour, vous apporter, ou à vos proches et connaissances, des solutions thérapeutiques efficaces.

Quelques liens utiles en langue française, classés par pays (liste non-exhaustive)

France

[>Vous voulez nous informer d’autres centres? Merci de partager avec nous l’information. Réagissez!]

Guadeloupe
  • Action Rotary Neurodon (à venir)
Suisse

[i] Il y a en Suisse d’autres centre importants de recherche sur le cerveau, notamment le Centre des neurosciences de Zürich (ZNZ); avec lequel McGill Université (Québec, Canada) a d’ailleurs établi un partenariat. Réagissez!]

Belgique

[i] Alors qu’elle est très en pointe sur la psychologie et l’hypnose, la Belgique souffre encore d’un déficit en termes de recherche sur le cerveau, et d’organisation à ce sujet. | Réagissez!]

Luxembourg

[i] Le Luxembourg, petit pays mais au cœur de l’Europe, veut renforcer sa recherche sur les neuropathologies. Réagissez!

Québec (Canada)

[i] Vous connaissez d’autres organismes ou initiatives ressources? Merci de les partager avec nous. Réagissez!]

En marge

Etats-Unis

En termes de recherche sur le cerveau, les Etats-Unis sont très pointe des recherches sur le cerveau et thèmes connexes. Comme le fut l’URSS et la Bulgarie à l’époque du “Bloc de l’Est” (“Guerre froide”); et l’est peut-être encore la Russie

Il y a aussi bien sûr l’incontournable Harvard Brain Tissue Resource Center, la plus importante collection au monde de cervelles d’études; en lien avec le McLean Hospital du Massachussetts (USA).

Hôpital qui est l’un de ceux en première ligne dans la lutte contre la (très grave) crise des opioïdes (médicaments) aux États-Unis: un scandale sans précédent, avec des milliers de victimes, et autant de morts! Crise qui touche aussi le Canada, la Grande-Bretagne, et peut-être dans une certaine mesure la France, la Suisse, ainsi que l’Europe dans son ensemble. Mais cette crise en fait est mondiale. Au point où l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, UNODC, a mis en place toute une stratégie pour tenter, comme ils le disent si bien, “de protéger la santé publique”.

Le talent et l’intelligence n’a ni âge ni frontières!

Il y a aussi le travail très prometteur de la jeune et (très) brillante chercheuse d’origine grec, Fani Koukouli, déjà récompensée par plusieurs prix internationaux. Il consiste entre autre en la recherche de nouvelles molécules pour lutter contre des maladies comme la schizophrénie ou celle d’Alzheimer, au sein de l’Institut Pasteur (France).

Autres sources et ressources

[i] À noter que qu’il y a encore bien d’autres sources francophones qui existent, notamment dans d’autres pays francophones et francophiles, d’Afrique, du Proche-Orient, et d’Asie. Merci de bien vouloir nous en informer.

[i] Au-delà, vous pouvez encore trouver de nombreuses autres ressources intéressantes dans ce domaine, pour la plupart en anglais, voire en russe, et même en chinois. Si vous disposez d’une liste, merci de bien vouloir la partager avec nous.*

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