Quand la Psychologie Positive rend heureux!

La Psychologie Positive est indissociable du bien-être humain

La Psychologie Positive (ou Neuropsychologie Positive), véritable “médecine” des émotions,  consiste à se centrer sur les émotions qui nous rendent optimiste, heureux! Contrairement à l’approche classique, qui s’intéresse presque exclusivement aux difficultés et autres problèmes rencontrées, cette discipline de la psychologie et neuropsychologie va essentiellement s’intéresser aux aspects positifs de la vie, à ce qui va bien, et comment amplifier en soi, dans sa vie, ces sentiments de bien-être, d’accomplissement de soi. Elle utilise en ce sens des processus désormais bien connu du cerveau et de la psyché. Et trouve son prolongement dans la Psychologie du Bonheur.

Psychologie-Positive_Reichlen.net-IllustrationFormalisée (bien que déjà préexistante dans les siècles passés) sur la base des travaux en 1998 du Dr Martin E. P. Seligman (Université de Pennsylvanie), alors président de l’American Psychological Association (APA), et du Dr Christopher Peterson (Université du Michigan, où le Dr Milton H. Erickson avait enseigné), la Psychologie Positive constate que l’on peut simplement passer toute sa vie durant à côté de l’essentiel! Et qu’il convient en fait d’entraîner son esprit à percevoir ce qui va bien, ce qui est gratifiant et joyeux dans la vie, plutôt que l’inverse.

Renforcer ses défenses immunitaires

La Psychologie Positive est à la fois préventive et curative. En terme de prévention, elle agit comme une sorte de “vaccin”, afin de stimuler nos “défenses immunitaires psychologiques et psychoémotionnelles”, et les renforcer. En terme curatif, elle va agir dans le sens d’aider à se libérer, voire à guérir; et cela, somme toute assez rapidement (Thérapie Brève et Systémique, issue des travaux du Dr Milton H. Erickson et du Mental Research Institute, dit Institut de Palo Alto). Dans les deux cas, cela impactera très nettement sur le physique (processus psychosomatique et somatopsychique).

On parle toujours des défenses immunitaires du corps. C’est la première fois que j’en entends parlé au sens psychologique. Pourtant, c’est tout ce qu’il y a de plus logique: nous n’avons pas qu’un système immunitaire, mais deux, indissociable l’un de l’autre. Et comme le corps et l’esprit sont en fait en constante interaction, par exemple dans le cas du stress, il est normal de considérer qu’ils ont dans une certaine mesure des fonctionnements analogues.” [Réaction d’un médecin généraliste, qui suivait l’un de mes cours de formation continue sur les migraines et céphalées]

Ce sont là, entre autre, deux des rôles du Mindtraining®, (littéralement, entraînement du mental, de l’esprit).

Ces séances de Mindtraining® m’ont transformées! Je n’arrêtais pas de ressasser, j’étais constamment anxieuse, je déprimais, et ne voyait plus de solutions pour m’en sortir. Je dormais mal, m’isolais petit à petit, et réagissais pour un rien. Je manquais d’énergie, les relations au travail devenaient conflictuelles, et même avec mes amis cela devenait difficile. Je ne me reconnais plus. Maintenant, j’ai le sentiment de m’être retrouvée! Je suis heureuse, j’ai recommencée à avoir des projets, et tout va tellement mieux dans ma vie!” [Témoignage d’une dame, à l’époque en Guadeloupe, actuellement en Rhône-Alpes]

L’humain est un être essentiellement émotionnel

 

3-cerveaux-en-1_Illustration___Reichlen.netCar tout (ou presque) est émotion chez nous, l’humain; avec un ratio de l’ordre de 80% pour le quotient émotionnel (Q.E) et de 20% pour le quotient intellectuel (Q.I.). Quant à notre perception, elle est construite par notre cerveau, lequel se nourri de nos pensées, qui le sont par nos émotions; celles-ci étant aussi tributaires de nos éventuelles mémoires traumatiques.*

Le schéma est simple: plus l’humain attache d’importance à ce qui est et à été positif dans sa vie, plus ses émotions et pensées seront positives et vont prendre d’importance, meilleure sera sa perception de lui-même et de sa vie. Et s’il a rencontré d’importantes difficultés, lesquels peuvent être de l’ordre du psychotrauma, cela l’aidera dans sa résilience, à s’en libérer, à en guérir. C’est d’ailleurs là le principe même de ce fameux concept de résilience, si bien décrit par le Dr Boris Cyrulnik, et qu’il a introduit en France: s’appuyer sur ce qui a été positif dans sa vie, fusse ténu, pour se reconstruire, se retrouver.

Passer d’un cercle vicieux à un cercle vertueux

Tout être humain à des moments, des états de bonheur, tout au long de sa vie. Même ceux qui ont eu un parcours de vie particulièrement difficile, voire souffrant. Le problème justement est que cette souffrance, le plus souvent déjà existentiel, et parfois aussi physique, occulte petit à petit ces moments de bonheur.

“Le bonheur, avant d’être un concept, est un état à la fois psychologique et physiologique. Cet état de bonheur, qui sera ressenti par moment, mais devrait l’être fondamentalement de façon constante, malgré les aléas de la vie, est nécessaire à la vie. C’est une forme de «respiration» du corps et de l’esprit.” [Id.]

En d’autres termes, l’humain se retrouve dans une sorte de cercle vicieux, à aller de problèmes en problèmes. Il peut même en arriver à ne percevoir que les difficultés et problèmes qu’il rencontre dans sa vie ou son travail. Alors que ces moments de bien-être, de bonheur, qu’il a eu, et peut-être a encore, dont il a le plus souvent plus ou moins conscience, mais parfois a oublié ou n’y pense plus, “impriment” peu dans son esprit. Ce sont en fait les difficultés, les problèmes, qui prennent ou ont pris le dessus dans sa perception des choses. Avec la Psychologie Positive, il va passer de ce cercle vicieux à un cercle vertueux.

Autrement dit, même s’il rencontre d’importantes difficultés dans sa vie, ce seront les parfois rares moments de bonheur qui désormais prendront le plus d’importance dans sa perception, dans son esprit.

Ce schéma du passage d’un cercle vicieux à un cercle vertueux me semblait à l’époque un peu simpliste. Mais quelque chose me disait que c’était juste. Après ce travail de quelques mois avec vous, je suis vraiment passé à ce cercle vertueux, définitivement. Et cela change tout! Et bien plus facilement que je ne pouvais me l’imaginer. C’est une véritable transformation que j’ai vécu!” [Ingénieur, Guadeloupe]

La Psychologie Positive est une psychologie du bonheur

Il existe plusieurs façons de mettre en application la Psychologie Positive. Comme le dit d’ailleurs si bien Matthieu Ricard (Docteur en génétique cellulaire et moine bouddhiste tibétain*), mais aussi d’une certaine façon le Dr Christophe André (psychiatre et psychothérapeute), il ne s’agit pas de positiver en voyant ce qu’il y a de triste, de difficile, de souffrant, en soi et dans sa vie. Car cela revient à voir la bouteille… à moitié vide, au lieu de la voir à moitié pleine. Non! Il s’agit bien au contraire de se concentrer sur ce qu’il y a de bien, de bon, de beau, en soi et dans sa vie, et stimuler ainsi sa psyché, son esprit, à ce que le positif en soi, et dans sa vie, y compris passée, prenne le dessus; et devienne le flux fondamental de pensée qui nous anime.

C’est d’ailleurs tout le sens du travail de Mihaly Csikszentmihalyi (nom hongrois, qui se prononce “mi-haïe tchik-sènt-mi-haïe), et sa théorie sur la Psychologie du Bonheur. Avec une question, essentielle, fondamentale: qu’est-ce qui fait que l’ont soit naturellement heureux, et régénéré en profondeur, lorsque l’ont est occupé à faire quelque chose qui nous plaît vraiment, ou lorsque l’on a un rêve merveilleux? Mais aussi, qu’est-ce qui fait que des humains, au fin fond d’une brousse, d’un désert, ou d’une montagne, pourtant parfois terriblement pauvres, sont pourtant si heureux? Tout simplement parce qu’ils sont authentiques (authenticité: pour moi, un maître-mot!), et concentrés sur ce qu’il y a de bien dans leur vie.

C’est un peu le sens des émissions de Frédéric Lopez, “Rendez-vous en terre inconnue”, et “Leurs secrets du bonheur” (elle n’a pas duré: le bonheur fait-il tellement peur?) avec Ilios Kotsou, chercheur en psychologie des émotions à L’Université Catholique de Louvain. Et pour celle et ceux qui les ont vu, cela leur rappellera ce phénomène de transformation, ce véritable “bain de Jouvence”, vécu par les acteurs qui l’ont accompagnés; mais aussi par le publique, lorsqu’elle était diffusée. C’est une forme appliquée de la Psychologie Positive, et Psychologie du Bonheur.

Mais nul besoin d’aller aussi loin, en “terre inconnue”: elle est déjà présente en l’humain, en vous. Elle s’appelle “tout ce que vous avez de bon, de bien, de beau, en vous, dans votre vie, et dans votre entourage, votre environnement”. Découvrez-là!

*/ A propos des tibétains: Serge Tisseron (psychiatre, membre de l’Académie des technologies, Docteur en psychologie HDR*), soulève une intéressante question de sémantique, à propos de certains termes utilisé dans le documentaire «Vers un monde altruiste?»*, dans son article «l’Erreur de Matthieu Ricard» (bien qu’il n’y fut pas le seul)*. Il s’agit de l’acceptation des termes “compassion” et “empathie”, selon qu’on les utilise au sens de la tradition latine et anglo-saxone ou bouddhiste. Il y aurait là une véritable inversion de sens. Il y souligne aussi l’importance de “se préoccuper de la place que peut y prendre la compréhension de l’autre”.  Lire plus (si le sujet vous intéresse…

* Voir l’article La Médecine des Emotions I HDR: Habilité à Diriger des Recherches I “Vers un monde altruiste?”, documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, diffusé le 29/02/2016 sur l’excellente chaîne de télévision ARTE I Son article du 29 février 2016 sur le Huffington Post 

Débriefing

Qu’est-ce que le débriefing post-traumatique?

Un débriefing (de debriefing, compte-rendu) consiste à faire le point sur un événement, une action, une opération. Il peut se faire sous forme d’une réunion-bilan, d’une audition, d’une séance de déconditionnement, d’une consultation, voire d’un rextex (retour d’expérience).

 

PsychoTrauma-&-Débriefing_Reichlen.netEn psychologie, le débriefing (et débriefing d’urgence) est aussi une technique ou ensemble de techniques, qui visent à permettre à une personne (ou un groupe de personnes) de s’exprimer sur un événement particulièrement stressant, et souvent traumatisant; auquel elle aura participé ou qu’elle aura vécu, sinon subi, directement ou indirectement.

Il commence en générale, mais particulièrement dans les situations d’urgence, par un défusing (désamorçage). Cela avec un objectif essentiel et très précis: prévenir et gérer le risque d’état/trouble/syndrome de stress post-traumatique (PTSD), et ses conséquences néfastes.

Un débriefing peut comporter de une à plusieurs séances. Mais dans certains cas, notamment pour les trauma de type 2 (plus ou moins longue durée, répétitif, cumulatif, dégradant, infligé volontairement), le travail de “réparation”, “reconstruction”, peut durer plusieurs mois, voire plus.

Pourquoi faire un débriefing?

L’être humain est un être éminemment émotionnel (selon certaines études, à 80% de ses modes de fonctionnement). Lors que survient un événement inattendu, il a en principe la capacité de l’amortir. C’est la raison d’être du stress dit aiguë.

Mais si l’évènement est pour lui (ou en soi) émotionnellement trop violent (agression, braquage, crash aérien, par exemple), ou s’il intervient à un moment au cours duquel son cerveau émotionnel n’arrive pas à “digérer” les effets de l’évènement,  il va développer un stress dit post-traumatique. Une forme de stress qui peut avoir de réelles et néfastes conséquences, parfois graves, sur sa vie et sa santé; mais aussi celle de son entourage (personnel, professionnel, et social).

C’est également le cas lorsque l’événement est répétitif, cumulatif, voire dégradant. Ce peut être des faits de prise d’otage, de torture, de guerre. Mais aussi plus prosaïquement, on le retrouve dans les cas de maltraitance (enfant, couple, personnes âgées), et de harcèlement psychologique et moral. A noter à ce propos que le harcèlement psychologique et moral, qu’il soit individuel ou collectif, peut intervenir dans de nombreux cas et sous différentes formes, parfois de façon très dissimulée, très cachée. Mais il existe un outil, efficace et pertinent, pour l’évaluer, lorsque c’est le cas.

Faire un débriefing, c’est contribuer à désamorcer ce processus (Défusing), de dégradation (parfois déjà entamée), et empêcher une (trop forte) cristallisation sur le plan psychoémotionelle et psychosomatique du ressenti de l’évènements, ou de la succession d’évènements.

C’est aussi aider la victime, qu’elle le soit directement ou indirectement, à dépasser l’événement, sinon ses conséquences; et à amorcer, voire à accomplir, un processus dit de deuil et de réparation, de reconstruction de soi. Ainsi, dans son prolongement logique, et si nécessaire, cela lui permettra d’en “guérir”, par le biais d’une psychothérapie adaptée. A ce titre, l’Hypnose Ericksonienne* est d’une très grande efficacité; et fait merveille! Et dans les cas d’urgence, on privilégiera l’écoute et l’EMDR*.

Cas pratiques d’application du débriefing en psychologie

Quelques cas pour lesquels un débriefing à toutes ses raisons d’être:

  • Agression (physique, sexuelle, morale)
  • Braquage, prise d’otage, torture physique et morale
  • Accident (dans certaines circonstances)
  • Crash aérien (et autre événement majeur de ce type)
  • Retour d’opex (opérations extérieures)
  • Retour d’une zone de guerre, de conflit
  • Retour d’une zone de catastrophe naturelle
  • Obligation de tirer (police, gendarmerie)
  • Détention arbitraire (politique ou non)
  • Suites d’une garde-à-vue (non respect des droits)
  • Maltraitance sur enfant et adolescent
  • Maltraitance sur personne âgée
  • Maltraitance dans le couple, la famille
  • Maltraitance dans un groupe (fermé ou non)
  • Maltraitance et harcèlement au travail (mobbing)
  • Harcèlement psychologique, morale, sexuel, criminel
  • Faits de manipulation mentale (dérive sectaire)
  • Déclenchement subit d’une pathologie grave
  • Départ à la retraite (après un travail très prenant)
  • Divorce (en particulier lorsqu’il se passe mal)
  • Deuil d’un proche (en particulier une mère, un père)
  • Accident chirurgical, perte d’un patient
  • Accident de mer ou maritime

Comment se déroule un débriefing?

Tout dépend du (ou des) évènement, du contexte dans lequel il s’est déroulé, des dégâts occasionnés, de sa violence, de sa durée, de sa répétitivité, de son caractère d’urgence, etc.

Le maître-mot est adaptation. En France s’est développé des centres ou cellules dits d’urgence médico-psychologique (CMUP). Avec les attentats qu’à subi le pays, il y a très rapidement une nette amélioration des processus d’intervention et prise en charge. Mais cela ne répond pas toujours aux impératifs qui découlent de l’événement; notamment en termes de suivi. Enfin, la formation et les outils du praticien sont essentiels: il doit pouvoir répondre de façon pertinente à ce genre de situation.

En ce qui me concerne, j’en ai pratiqué dans différents contextes et situations, aussi bien en cabinet qu’en me déplaçant, parfois en zone de conflit ou de catastrophe naturelle.

En Guadeloupe comme à Saint-Martin et Saint-Barth, hormis les cas particuliers de débriefing police/gendarmerie/armée, il s’agit surtout de séances individuelles et de groupe à la suite de braquages, voire d’agressions directes. Il m’est également arrivé d’intervenir après des séismes.

Certaines entreprises font aussi régulièrement appel à moi pour leurs collaborateurs présents au moment des faits. Parfois, ce sont aussi des médecins, voire des syndicats, qui m’adressent des patients.

Me contacter pour plus d’informations

* EMDR: “Eye(s) Movement Desensitization and Reprocessing“, que l’on peut traduire par “désensibilisation et retraitement (de l’information) par les mouvements oculaires, ce qui revient à parler d’une “intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires”. Mais attention: Ce n’est pas une méthode à utiliser de façon inappropriée, et sans prendre de nécessaires précautions! Pour en savoir plus sur l’EMDR.
* L’Hypnose Ericksonienne, ce n’est pas seulement l’utilisation d’un état naturellement bénéfique pour l’être humain, qui s’apparente parfois à l’état méditatif, de rêve, de concentration. C’est aussi tout un langage, parfois très surprenant, sorte de “boîte à outils” qui en comporte une cinquantaine à minima; notamment le langage métaphorique, fait d’histoires, d’anecdotes, de contes, etc. Et cette Hypnose Ericksonienne, dite aussi “hypnose sans hypnose” ou “hypnose conversationnelle” (elle l’est pour une part, par ses modes de langage), est aussi très efficace dans les situations d’urgence. Pour en savoir plus sur l’Hypnose Ericksonienne.

Appel à articles de la Revue Neuroéducation

Appel d’articles – Numéro thématique

L’utilisation de mesures cérébrales ou psychophysiologiques pour mieux comprendre, en direct, l’apprentissage, le raisonnement ou la performance des apprenants

L’avènement récent de méthodes développées en neurosciences appliquées au champ de la recherche en éducation implique l’ajout de nouveaux instruments de mesures complémentaires à ceux qui sont traditionnellement utilisés. En effet, s’ajoutant aux études classiques sur l’enseignement et l’apprentissage, où le chercheur collecte des données avant et après un traitement expérimental, ces méthodes permettent de caractériser en direct l’apprentissage, la résolution de problème, le raisonnement, etc.

Ce numéro spécial de la revue Neuroéducation s’intéresse donc à des travaux qui utilisent des méthodes de collectes de données durant des tâches d’apprentissage : imagerie par résonance magnétique, électroencéphalographie, magnétoencéphalographie, spectroscopie à infrarouge, oculométrie, pupillométrie, électrocardiographie, reconnaissance faciale automatique des émotions, activité électrodermale, etc.

Les articles soumis, sous forme de recherche expérimentale, tant complétée qu’en préparation, de réflexion théorique ou de proposition méthodologiques, devront respecter le guide des directives aux auteurs. Ils devront être acheminés au responsable du numéro thématique, le professeur Patrick Charland, avant le 1er décembre 2016.

Date limite: 1er décembre 2016 – Mais, même au-delà de cette date, il vous est certainement possible de leur proposer un article, ainsi qu’à d’autres revues de qualité. Pensez-y: vous avez peut-être des compétences à exprimer en ce sens.

Site de la revue Neuroéducation : http://www.associationneuroeducation.org/revue

Responsable du numéro: Prof. Patrick Charland
charland.patrick[@]uqam.ca (remplacer [@] par @)

Actualités scientifiques

Sciences, Neurosciences, Santé

Ces actualités sont diffusées pour l’instant en test. Nombre d’entre vous savez combien je suis prudent sur les solutions médicamenteuses proposées: parfois elles sont excellentes, mais parfois c’est l’inverse. Je vous invite par conséquent à avoir une “réflexion critique” sur ce que vous lisez. Et j’entends par “réflexion critique”, non pas un scepticisme nourri par la méconnaissance scientifique (et la peur), mais bien une réflexion raisonnée et nourrie par le bon sens; dans ce qu’il a aussi de nuancé.

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Votre réaction, commentaire, suggestion…

Les bienfaits de la nature pour l’humain

Toutes les études à ce sujet le démontrent

Forêt de Stara Planina ou Grand Balkan, Serbie
Forêt de Stara Planina ou Grand Balkan, Serbie

De tout temps je préconise à mes patients (et pas seulement) d’avoir un contact très proche avec la nature. Je leur ai toujours parlé d’immersion, de temps “méditatifs”, de promenades bien sûr, mais aussi de contacts (notamment avec les arbres: les toucher, etc.). Afin qu’ils entrent, ou ré-entrent, en résonance[*] avec elle.

Un certain nombre d’études, scientifiques, récentes (mais aussi plus anciennes), démontrent les bienfaits pour l’humain de ce contact étroit avec la nature; et les arbres. Certaines thérapies expérimentales (l’Occident expérimente… ce qu’elle a oublié) utilisent même ces contacts (parfois le simple fait d’avoir dans la main des graines, de la terre, des plantes…) pour aider les patients à se retrouver, comme aide à la guérison. Cela se fait selon un protocole précis, y compris dans certains hôpitaux.

C’est déjà une question de bon sens

Je le dit toujours: tout est avant tout question de logique, d’évidences, et de bon sens. Et si l’on prend simplement un peu de temps et d’espace (dans son esprit) pour voir comment l’on réagit à la beauté des choses, naturelles et pas seulement, on se rend aisément compte que cela nous fait du bien. A quel point? Toute la question est là.

L’humain est un élément de la nature. Il est en interaction constante avec les autres éléments du Vivant (animaux, végétaux, minéraux; auxquels l’on peut rajouter l’eau, dont il est à plus de 70% constitué). Je parle souvent d’émetteur-récepteur le concernant (parabole qui permet d’expliquer de nombreuses sujets). Or la nature, si parfois elle est difficile, voire cruelle (à notre sens), elle est surtout elle-même, et généreuse. Après, c’est une question d’affinités, sur fond de référents culturels et éducationnels.

Les bénéfices sont rapides et concrets

Tous mes patients qui ont écoutés mes conseils en ont retiré de nombreux bienfaits, que ce soit sur le plan cérébral comme psychologique (émotionnel) et psychosomatique[*]. Autrement dit, cela leur a fait un réel grand bien. Et en parallèle, et osmose, avec la thérapie, ils ont vécu une profonde te salutaire transformation!

Osmose: le terme est lâché. Car c’est bien de cela dont il s’agit: être en osmose avec la nature, et le vivant de manière générale, c’est aussi être en osmose avec soi. Et être en osmose avec soi, c’est bien sûr retrouver cette cohérence[*] intérieure, nécessaire à toute équilibre et à tout épanouissement. Car guérir, c’est retrouver cette voie de l’épanouissement, qui amène à l’accomplissement (de soi).

* Notes:

  • Résonnance, Cohérence (intérieure): Deux de mes termes “fétiches” et théorisés depuis plus de 25 ans, puis reprise peu ou prou par des tiers.
  • Psychosomatique: nteraction esprit-corps, et corps-esprit dans le sens somatopsychique

Crédit photo: Snežana Trifunović

Rédaction: 20/05/2014 – Màj: 29/07/2016

Discussion

Illustration - Bibliothèque du Congrès (USA): une merveille à visiter... Reichlen.net
Bibliothèque du Congrès (USA): une merveille à visiter…

Discussion, dialogue, échange, atelier… Pour les professionnels et autres spécialistes, c’est parfois “trop simpliste”. Mais peut-être que certains confondent “simplicité” et “simplisme”, comme d’autres confondent “complexe”, et “compliqué”. Sans parler des questions de perception…

Perception qui est construite par notre cerveau. Lequel se “nourrit” de nos pensées (conscientes et inconscientes). Il est toujours utile de plancher sur cette question. Car finalement, ce que nous voyons, ou plutôt ce que nous croyons voir, est-il vraiment le reflet de la réalité? Et si oui, de laquelle? Peut-être que toute la question est là.

Nicolas-Boileau_par-Jean-Baptiste-Santerre___Reichlen.net
Nicolas Boileau, par Jean-Baptiste Santerre,(1651-1717)

“Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.”, disait Nicolas Boileau (dit ”législateur du Parnasse”, poète, écrivain, et critique français, 1636-1711).

Il disait également, dans “L’art poétique” (Chant IV), ”Soyez plutôt maçon si c’est votre [ndlr: seul?] talent, Ouvrier estimé dans un art nécessaire, Qu’écrivain du commun et poète vulgaire”.

Mon expérience m’a démontré que sous certaines latitudes, il en était qui avaient beau plancher, mais rien n’en sortait de bien élaboré. A croire que le fait d’avoir une part de soi “non-aboutie” et dans la pénombre, est plus tenace que n’importe quelle lumière; quel que soit par ailleurs le statut. A en arriver au besoin à galvauder ce qui fait les fondements mêmes de la démarche: certains passent dessous, mais d’autres en fait, plus nombreux ici et ailleurs qu’on ne le pense, ne l’ont jamais quitté.

Quant à certains “docteurs de la fatuité”, je leur déconseille vivement de lire ce poème. Car il est une charge assez violente à leur encontre. Qu’ils restent, à leur habitude, à se reposer sur leurs illusoires lauriers.

Pour des non professionnels, ce peut être au contraire bien complexe, voire compliqué. Je suis toujours surpris de constater combien il y a de gens qui n’ont que peu, sinon pas du tout, de culture élargie; en particulier certaines générations (20-30 ans, grosso modo), qui semblent même être dénué de tout champ, notamment comme s’il n’y avait pas de passé, d’histoire…

Je ne parle même pas de ceux qui sont dans les “je pense” et autre “je crois que”, spéculatifs car dénués de fondement.

A ce propos, je me souviens du merveilleux Professeur Rafael Carreras (“Les Sciences aujourd’hui“), du CERN* (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire, Genève, Suisse), aux cours duquel j’assistais chaque semaine. Il aimait citer N. Boileau. Mais aussi, il était un “vulgarisateur” hors paire! Avec lui, la science, en particulier physique, était d’une limpidité extraordinaire.

C’est aussi dans cet état d’esprit qu’existe cette rubrique “Discussion” (voir également la page “Ressources“), qui regroupe plusieurs articles.

Merci de réagir (informations, commentaires, suggestions, observation, contradictions…)!

 

* Le CERN→ (Wikipedia) est aussi le plus grand centre de physique des particules au monde. 

La Médecine des Emotions

La Médecine de Émotions est incontournable


La Roue des émotions de Robert Plutchik
La Roue des émotions de Robert Plutchik. Pour la voir, cliquez dessus

La Médecine des Emotions, approche pluridisciplinaire (dite “holistique”), couvre tout le champ neuro-psycho-émotionnel et psychosomatique (voire somatopsychique et énergétique). C’est une médecine à part entière, qui existe sous différence formes depuis des temps immémoriaux. Et elle va se développer de plus en plus avec le temps, et les maux de nos époques.

Tout est dit dans l’expression “Médecine des Émotions”: soins des émotions, aide à la guérison des troubles émotionnels, comportementaux, et psychosomatiques. Mais c’est aussi aider au développement de son quotient émotionnel (Q.E.), et de la maîtrise de ses émotions; avec toutes les conséquence bénéfiques pour sa santé, et sa vie en général.

L’humain est un tout

Car il est enfin (presque) communément admis que le corps et la psyché sont indissociables, que l’être vivant est un et multiple, et que seule une approche globale centrée sur la personne soit réellement pertinente.

Je me souviens d’avoir joué, enfant, l’un des rôles de la pièce de Voltaire, “Le malade imaginaire. Et j’en avais retenu qu’Argan, dans l’acte III, s’écriait “c’est le foie disait le médecin”. Mon imaginaire m’aurait-il joué des tours à l’époque? Peut-être… Car Argan répondait à Toinette, sa servante déguisée en médecin, que le Docteur Purgon, son médecin traitant, lui avait dit qu’il était malade “du foie”.

Quand le cerveau va, tout va!

Et là, ce n’est pas mon imaginaire qui me joue des tours, mais ma raison. Et elle me fait même une sacrée farce. Car s’est imposé à moi depuis de longues années, non pas que ce soit le foie, organe majeur car usine par excellence de filtrage des toxines, ou même le cœur, qui pourtant permet la circulation du sang, mais bien le cerveau qui serait le “moteur” central.

En effet, le cerveau est un peu le chef d’orchestre de l’ensemble mieux que philharmonique qui nous compose. De nombreuses études l’attestent. Mais cela veut aussi dire, pour que son cerveau fonctionne au mieux, qu’il faut en prendre soin, au même titre que des autres aspects de notre santé, et de notre vie. Il en va ainsi de même pour notre psyché et nos émotions.

Un merveilleux ensemble

A ce propos, nous devrions également parler de notre intestin et de son microbiote, de notre cœur et de nos intuitions, ainsi que de nos poumons et de notre système sanguin.

Car tout se tient: Nos poumons nous permettent de respirer. L’oxygène respiré est transporté par le sang. Le sang irrigue notre cerveau et l’ensemble de nos tissus (le corps). Quant à l’intestin, deuxième centre neuronal majeur, il est le siège de nos émotions. Et le cœur, troisième centre neuronal important, il est celui de nos intuitions. Mais tous les processus de vie, d’existence, passent immanquablement par le cerveau, et la psyché. D’où l’importance de la Neuropsychologie pour mieux étudier et comprendre, et la Médecine des Emotions pour harmoniser l’ensemble!

Vous l’aurez compris, la médecine des émotions c’est un peu tout cela; et plus encore. Et c’est aussi un immense champ de recherche scientifique qui s’est ouvert à nous.

La Roue des émotions de Robert Plutchik.

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La Roue des émotions de Robert Plutchik
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