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Une science essentielle pour comprendre l’humain

Illustration du réseau neuronal

Science interdisciplinaire essentielle, la neuropsychologie est au centre des neurosciences, faisant le lien entre neurologie et psychologie. Elle étudie le fonctionnement du cerveau dans ses rapports avec la psyché. Science ancienne, car préexistante déjà dans l ‘Egypte antique, il existe plusieurs définitions de la neuropsychologie, en fonctions du temps, des cultures, des approches, et de ses applications.

Son objectif est multiple. Mais pour l’essentiel, la neuropsychologie s’intéresse à comprendre comment les fonctions cognitives du cerveau [DEF] interagissent sur les processus psychologiques et comportementaux de l’individu (ou de l’animal). Mais cela va bien au-delà…!

Pour ce faire, la neuropsychologie emprunte également à d’autres disciplines, telle que par exemple la psychobiologie, l’éthologie, la physique quantique, et les sciences humaines (dont l’anthropologie culturelle et la sociologie).

Neuropsychologie ou Neuropsychosomatique?

Dans ses applications, la neuropsychologie cognitive et expérimentale vise, en ce qui nous concerne:

  • A trouver des solutions (concrètes, et efficaces) pour remédier aux troubles du comportement et de l’émotion, mais aussi aux troubles neurologiques et neurodégénératifs (et leurs conséquences); ainsi qu’à tout ce qui se rapporte aux processus psychosomatiques (impact de la psyché sur le corps) et somatopsychiques (l’inverse, corps-psyché).
  • A développer des processus qui permettent un développement de ses compétences en termes de quotient émotionnel (Q.E.) et intellectuel (Q.I.); et plus larges une amélioration des fonctionnements de son cerveau (notamment les fonctions cognitives et émotionnelles).

Cocon sémantique ou silo? En fait, approche globale!

La neuropsychologie fait, à notre sens, et dans nos applications, partie intégrante de la médecine des émotions. Médecine des émotions qui est elle-même pluridisciplinaire, aussi bien dans ses composantes que ses applications.

L’être humain est un ensemble global, un tout. Et l’on sait enfin que désormais l’on ne peut pas dissocier la psyché (psychologie) du soma (corps). Et que tout cela a besoin d’énergie, d’un cadre, et d’un environnement.

Ces affirmations vous surprennent? Pourtant, il n’y a pas si longtemps que cela, ce n’était pas une évidence pour tous. Et cela le demeure, dans une certaine mesure.

D’où l’importance, au-delà des “querelles de chapelles” et autres intérêts partisans, d’être dans cette approche pluri ou interdisciplinaire, appelée de leurs vœux par de grands noms de la médecine et des sciences. Car tout s’y retrouve: l’humain, dans toute sa complexité, et son environnement (affectif, familiale, social, animal, végétal, minéral…)!

Une recherche scientifique prometteuse

Les champs de recherche ouverts à la neuropsychologie, dans son acceptation de neuroscience, sont immenses! “Plus je découvre, plus je comprends que je ne sais rien, et que j’ai encore tout à découvrir”, me disait un confrère chercheur et ami. Je le pense également.

Car, par exemple, que savons-nous de la question de la conscience, au sens médical du terme? L’étude AWARE (pour AWAreness during REsuscitation)[*], la plus importante à ce jour, établi désormais qu’il y a survivance de la conscience durant 2 à 3 minutes à minima, au-delà du point de non-retour du processus de dégradation cellulaire post-mortem.

Bien d’autres études, faites ou en cours,vont dans ce sens; en particulier celles portant sur la NDE (near death experience, ou EFM, expérience aux frontières de la mort, EMI, expérience de mort imminente), ainsi que sur les comas.

Cela pose bien des questions, notamment en termes de médecine et de réanimation, mais aussi sur un plan de bioéthique, et plus largement dans le cadre des sciences biologiques et humaines (voire religieuses).

Mais il y a aussi toutes les recherches menées sur ou en lien avec les processus de vieillissement, les pathologies dégénératives et neurodégénératives (dont les cancers, et l’Alzheimer), en augmentation, etc. Parfois ces études sont menées en rapport avec d’autres formes de médecine, anciennes, telle que la médecine ayurvédique (Inde).

* Etude publiée dans Resuscitation Journal en 2014, menée par une équipe de l’Université de Southampton (GB), sous la direction du Docteur Sam Parnia, de la Stony Brook Medicine School de New York, avec l’apport de chercheurs d’autres universités, et portant sur un panel de 2000 personnes ayant subi un arrêt cardiaque, à travers 15 hôpitaux de Grande-Bretagne, Etats-Unis, et Autriche.